Une unité de production d’engrais opérationnelle dans la région de l’Est

Installée en 16 juillet 2021, la structure produit déjà 40 litres d’engrais et 2 heures de gaz domestique par jour.

Il a suffi d’un investissement d’un million FCFA à Justin Kanse, jeune Camerounais amateur de l’agriculture, pour implanter une petite unité de production d’engrais et de gaz domestique au quartier Birpondo, dans la ville de Bertoua, région de l’Est. La nouvelle usine produit 40 litres d’engrais et 2 heures de gaz domestique par jour. L’unité de production mise sur pied grâce à l’assistance de la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun (Capef) est opérationnelle depuis le 16 juillet 2021.

Pour la démarrage de la nouvelle unité, informe ecomatin.net, 400 litres d’engrais biologiques, produits à partir des déchets ramassés dans les poubelles, les fermes avicoles et les porcheries ont été distribués gratuitement comme échantillons aux producteurs agricoles de la localité. L’implantation de cette unité de production d’engrais arrive au moment où certaines des plus grandes industries d’engrais en Chine ont annoncé suspendre temporairement leurs exportations afin de pouvoir assurer l’approvisionnement de leur marché national. Le Cameroun faisant partie des pays importateurs d’engrais en Chine.

A l’instar des autres pays d’Afrique, le Cameroun connait une faible utilisation d’engrais, due à l’incapacité du continent à mettre en place une chaîne de valeur des engrais solide et dynamique pour répondre aux besoins du secteur agricole. Le Cameroun manque de matières premières à bas prix pour la production d’engrais, à la faible demande intérieure, à la faible utilisation des capacités et aux besoins élevés en capitaux pour les investissements dans les installations de production sont les causes principales de cette situation.

Les Petites et moyennes entreprises (PME) exerçant dans le domaine de la production d’engrais ne sont pas assez soutenues par les pouvoirs publics au Cameroun. Celles-ci sont limitées par le manque de financement abordable pour l’achat de matières premières pour les mélanges. Comme le recommande le quatrième pilier de la stratégie d’industrialisation de la Banque africaine de développement (BAD) pour 2016-2025, il est essentiel d’investir et de prêter aux PME, ainsi que de fournir une assistance technique pour renforcer les entités axées sur ces PME.

Anne Solange Ngono

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