Rançonnement des usagers : Le Minfof interdit la présence de ses éléments sur les points de contrôles routiers

La circulaire publiée le 28 mai 2021, concerne toute barrière ou point de contrôle précédemment érigé sous la bannière régionale ou départementale sur les routes nationales.

Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la faune (Minfof) a publié une circulaire le 28 mai 2021. Dans ladite missive, le Minfof relève plusieurs manquements de certains agents en fonction dans son département ministériel et ordonne le démantèlement de certaines barrières de contrôle érigées par ses collaborateurs sur les axes routiers.

En effet, parmi les griefs présentés par le Minfof : l’enracinement de diverses déviances telles que le rançonnement des usagers, l’inertie, le laxisme et l’irresponsabilité entre autres. La circulaire concerne toute barrière ou point de contrôle routier précédemment érigé sous la bannière régionale ou départementale.

Jules Doret Ndongo remarqu’en dépit des prescriptions maintes fois édictées relatives au désengorgement des points de contrôle routier, certains responsables des services déconcentrés de ce département ministériel délaissent la surveillance du couvert végétal.

Néanmoins, la missive du Minfof précise que les services déconcentrés peuvent cependant maintenir et/ou proposer la mise en place des barrières de contrôle routier stratégiques administrés « exclusivement » par les chefs de poste de contrôle forestier et de chasse.

Les responsables concernés doivent aussi renforcer, « en cas de nécessité et à la demande des chefs de poste de contrôle forestier et de chasse, les capacités opérationnelles des barrières de contrôle placées sous leur responsabilité par la mise à disposition des personnels de manière intermittente et rotative », instruit Jules Doret Ndongo.

Ce n’est pas la première fois que ce secteur est épinglé pour des faits de malversation. Déjà, dans son rapport annuel 2011, la Commission Nationale Anti-Corruption (Conac) avait épinglé le secteur forestier en ces termes en évoquant plusieurs malversations relevées dans le secteur des forêts et de la faune.

Les griefs portaient notamment sur l’attribution des ventes de bois de coupe, les ventes aux enchères publiques des produits saisis et la gestion des fonds alloués dans le cadre de l’initiative pays pauvres et très endettés (Ppte) destinés au projet des forêts communautaires.

Jean Daniel Obama

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