Plus de 4 milliards FCFA de la BAD pour refinancer les établissements de microfinance

L’on a appris également de l’institution  financière que huit centres d’incubation destinés à préparer les jeunes à investir dans les secteurs agropastorales seront réhabilités.

A l’instar de plusieurs autres pays d’Afrique subsaharienne en général et au Cameroun en particulier, les Petites et moyennes entreprises (PME) locales souffrent d’un accès très limité au marché des financements. Malgré leur poids dans les économies locales et en dépit de leur rôle moteur en termes de développement économique.

En dehors des intermédiaires financiers, l’on décompte des structures étatiques nationales et internationales d’appui au financement des PME mises sur pied par les gouvernements. C’est dans ce contexte que la Banque africaine de développement (BAD), va injecter plus de 4 milliards FCFA pour le refinancement des établissements de microfinance (EMF) au Cameroun. C’est à travers le Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (Pdcvep).

Le financement de l’accès au crédit de la BAD pour les EMF locaux prévoit deux mécanismes. Le premier, d’un montant de 4,5 milliards FCFA, est destiné au refinancement de ces EMF à travers l’apport en ressources longues compatibles avec le cycle des activités d’investissement dans ce secteur. Le second montant d’une enveloppe de 1,5 milliard FCFA, prévoit la garantie partielle du risque de défaut aux banques pour les crédits accordées aux PME et aux opérateurs économiques du secteur agropastoral.

L’objectif de la BAD est de mobiliser l’ensemble des acteurs du système financier national autour de la problématique du financement des EMF, à travers des instruments appropriés aux spécificités et aux exigences du secteur agropastoral local.

L’appui des structures étatiques

Toujours dans le cadre du Pdcvep, l’institution africaine envisage également que  l’assistance du Bureau international du travail (BIT) permette le renforcement des capacités des artisans. L’expertise de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad) permettra la reconstitution des géniteurs de poisson et la production massive des alevins.

« Les questions de normes et de qualité seront prises en charge par l’Agence des normes et de la qualité (Anor Ndlr), alors que la Cnps (Caisse nationale de prévoyance sociale Ndlr) va enrôler environ 1 million de travailleurs informels et particulièrement dans le secteur de l’agropastorale », a expliqué Solomane Kone, représentant de la BAD au Cameroun, lors du lancement du projet Pdcvep à Yaoundé le 22 avril 2021.

L’on a appris également de la BAD que huit centres d’incubation destinés à préparer les jeunes à investir dans les secteurs agropastorales seront réhabilités. Dans ses prévisions pour le Pdcvep, la BAD envisage d’ici 2025, un taux de croissance du PIB du sous-secteur élevage à 9,3%. L’accroissement des abattages contrôlés devrait se situer à 60% pour les bovins, 40% pour les porcins et à 30% pour les ovins.

Jean Daniel Obama

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