« Nous préparons les élections au sein des bureaux de l’IPAVIC »

Leopold Kamga président Ipavic Ouest et Nord-ouest

Monsieur le président de l’Interprofession avicole du Cameroun (IPAVIC)  pour les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest, vous convoquez dans un communiqué, une région prévue demain mercredi 13 octobre 2021 dans la région de l’Ouest justement, précisément dans la ville de Bafoussam. De quoi est-il question exactement ?

La convocation des éleveurs des régions de l’Ouest et du Nord-Ouest pour demain mercredi 13 octobre dans la ville de Bafoussam, fait partie du découpage de l’interprofession à travers le pays qui est organisé en quatre grands bassins.

La convocation de cette réunion intervient dans le cadre d’un groupe de travail interministériel mis en place par le gouvernement camerounais. Son objectif est de remettre en place les organes dirigeants de l’IPAVIC sur le territoire national.

Nous avons été élus en 2018. Cette réorganisation arrive donc à la fin de notre mandat et il est question de reprendre mes bassins de production au sommet. La réunion demain a donc pour rôle, la sensibilisation liée à l’élection des organes de l’interprofession avicole du Cameroun.

Pour mieux comprendre, nous avons les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest qui composent un bassin ; le Littoral et le Sud-Ouest forment un bassin ; un autre pour les régions du Centre, Sud et Est tandis que les trois régions du Grand Nord (Nord, Extrême-Nord et Adamaoua) sont également constituées en bassin.

Concrètement, qu’est-ce qui est fait du côté de la région du Nord-Ouest, au vu de la situation sécuritaire, pour aider les aviculteurs ?

Pour ce qui est de la région du Nord-Ouest, je dois avouer que nous rencontrons beaucoup de difficultés de ce côté-là. Plusieurs producteurs ont fui pour se réfugier en dehors de leur zone de production. Certains pour le moment essaient de se battre afin de remettre une structure en place, ce qui n’est pas toujours évident.

Au niveau de la région de l’Ouest, nous essayons de les réarmer moralement. Certains se sont transformés en revendeurs de volaille. Ils viennent se ravitailler ici dans la région de l’Ouest et vont revendre le produit au Nord-Ouest. Cela permet à certains de maintenir leur capital.

En 2019, le secteur de l’aviculture a procuré au Cameroun plus de 71% de viande. Quelle est la situation actuelle  sur le terrain?

Je peux dire qu’il y a une flambée du prix de la volaille dans la région du Nord-Ouest à cause de la rareté du produit. Ils sont obligés de se ravitailler sur le marché de la région de l’Ouest. Nous essayons de persuader les pouvoirs publics pour leur faire comprendre l’utilité même de la viande de poulet par rapport aux autres viandes non seulement en termes de prix mais également de qualité pour la santé. Malgré les difficultés que connait la filière depuis 2016, la consommation de viande de volaille reste croissante à travers le pays. Il faut également noter le manque criard de transformation locale de volaille. Le fait de ne pas transformer localement la volaille fait parfois croire qu’il y en a trop sur le marché.

Propos recueillis  par Jean Daniel Obama

 

Check Also

Agriculture/Elevage : La GIZ va injecter près de 13 milliards FCFA pour les producteurs dans le Septentrion

Le programme ABC-Pader, issus de la coopération entre le Cameroun, l’Union européenne et l’Allemagne, compte …