Les raisons de la nouvelle flambée du prix de la tomate à Yaoundé

Pour des raisons économiques, plusieurs producteurs attendent la saison des pluies pour se lancer, ce qui a un impact sur le coût du cageot dans les marchés de la capitale.

Le prix du cageot de tomate est de nouveau à la hausse, après la crise que la filière a connue au mois de juin 2020. A en croire Alain Lietbouo, producteur de tomate, la quasi-totalité des producteur dans la région de l’Ouest ont perdu 60% de leur investissement et 90% de leurs moyens de production.

L’expert qui s’est exprimé dans les colonnes de l’hebdomadaire Cameroon Business Today (parution du 12 au 18 mai 2021) indique que pour des raisons économiques, plusieurs producteurs attendent la saison des pluies pour se lancer. Tandis que d’autres cherchent toujours des moyens pour pouvoir se relancer. Les fruits qui sont actuellement disponibles sur les marchés de la ville de Yaoundé sont en quantités insuffisantes.

Par conséquent, le prix du cageot de 22 kg oscille actuellement entre 6 000 FCFA et 8 000 FCFA dans les marchés de Yaoundé, contrairement à la région de l’Ouest où la même quantité de fruits est commercialisée entre 4 500 FCFA et 5 000 FCFA. Cette oscillation des prix de la tomate est le résultat d’une absence de coordination de la filière qui arrive généralement lors de la période de rareté des fruits.

C’est généralement le moment pour les producteurs d’essayer de rattraper toutes les pertes de la période des grandes offres afin de stabiliser leurs revenus annuels. Plus de 329 000 petits planteurs, majoritairement dans les régions de l’Ouest (62 %), du Centre (28 %) et du Nord-Ouest (7 %), vivent de cette culture qui fournit 1,65 million d’emplois, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La filière continue de souffrir entre autres de la mauvaise organisation des acteurs au niveau du transport, du conditionnement et des expéditions. Ces facteurs sont également rattachés à l’instabilité de ces marchés pour des produits frais. Cette mauvaise organisation à un impact sur la fluidité des échanges des produits.

Pour mémoire, dans le plan de relance de la filière, le gouvernement camerounais prévoit : l’identification des coopératives dans les différents bassins de production les plus impactés par la pandémie de Covid-10. Le renforcement des capacités techniques des acteurs de la filière, la réhabilitation de la Société des conserveries alimentaires du Noun (Scan) ou la création d’autres mini-unités dans les bassins de production.

Jean Daniel Obama

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