Les gouverneurs de la BAD réfléchissent sur la relance de l’économie post-Covid-19

Ils prennent part dès ce jour et ce,  jusqu’au 25 juin 2021 à leur 56ème Assemblée par visioconférence.

Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) et par ailleurs gouverneur de la Banque africaine de développement (BAD) pour le Cameroun sera intervenant lors des travaux de la 56ème Assemblée du Conseil des gouverneurs de cette institution africaine qui s’ouvre ce mercredi 23 juin 2021 par visioconférence.

Ces travaux seront jumelés à la 47ème Assemblée annuelle du Fonds africain de développement, le guichet de prêts à taux concessionnels du Groupe de la Banque sous le thème « Bâtir des économies résilientes dans l’Afrique post-Covid-19 ». Selon le communiqué publié par la BAD, les gouverneurs des 54 pays membres régionaux et des 27 pays membres non régionaux de la Banque participeront à la cérémonie d’ouverture, au cours de laquelle une série de discours seront prononcés par des membres de la Banque et d’autres parties prenantes.

L’on prévoit environ 3 000 personnes pour ces travaux en ligne. Le ministre des Finances du Ghana, M. Ken Ofori-Atta, président du Conseil des gouverneurs de la Banque, s’adressera à l’assistance. « Parmi les personnalités attendues, figurent des ministres des Finances, des gouverneurs de Banques centrales, des décideurs, des représentants d’organisations de la société civile, des responsables d’organisations internationales, des dirigeants d’entreprises des États membres du Groupe de la Banque et des journalistes » mentionne le communiqué.

Il est également prévu une table ronde sur le thème « Du règlement de la dette à la croissance : la voie à suivre pour l’Afrique ». Ce sera l’occasion pour les gouverneurs des différents Etats de la Banque de donner leur opinion sur les principales conclusions et recommandations de la politique générale du rapport « Perspectives économiques en Afrique 2021 » de la BAD. L’édition 2021 des perspectives économiques en Afrique se concentre sur la résolution de la dette, la gouvernance et la croissance en Afrique.

Ces projections examinent les performances et les perspectives de croissance de l’Afrique dans le contexte de la pandémie de Covid-19, en mettant l’accent sur les options de politiques susceptibles d’atténuer les effets de la pandémie à court, moyen et long termes. Il est également question d’identifier les causes et les conséquences de la dynamique de la dette en Afrique en montrant comment l’évolution de la structure et de la composition de la dette génère des vulnérabilités.

Outre ces aspects, le rapport fait également le point sur les difficultés liées à la résolution de la dette au regard de l’architecture mondiale actuelle et examine le lien entre la gouvernance et la croissance, tout en proposant des réformes pour améliorer les processus de résolution de la dette, de gouvernance et de croissance durable.

Jean Daniel Obama

Des pertes de production cumulées de 12 points de PIB en 2020-2021

Selon les prévisions des experts, la reprise de l’économie mondiale en général et du continent africain en particulier risque d’être inégale, creusant des écarts au sein de l’Afrique mais également avec le reste du monde. Le continent africain a été plus résilient que les autres. L’année 2020 s’est terminée mieux terminée en Afrique, avec une récession de 1,9%, contre les 3% redoutés au début de la pandémie.

Par ailleurs, les prévisions très récentes du Fonds monétaire international (FMI) font état d’une reprise substantielle en 2021, avec une croissance attendue à + 3,4 % pour l’Afrique subsaharienne (chiffre également révisé à la hausse par rapport aux estimations d’octobre). En 2020, les économies du continent ont pourtant accusé leur pire récession. Les pertes de production cumulées imputables au choc pourraient en effet atteindre près de 12 points de PIB en 2020-2021, avec des conséquences non négligeables sur l’emploi (en baisse de 8,5 % en 2020 déjà).

Selon ideas4development.org, le revenu par habitant ne devrait retrouver ses niveaux d’avant crise qu’entre 2022 et 2025 selon les pays, ce qui entraînerait une hausse de la pauvreté de 32 millions de personnes en Afrique subsaharienne seule. D’après les estimations du FMI relayées par  ideas4development.org, les besoins de financements additionnels des pays africains pour rattraper le retard né de la crise et garantir une reprise solide se chiffrent à 425 milliards de dollars sur la période 2021-2025.

Une partie de cette somme a vocation à couvrir le coût de la vaccination, indispensable à la protection des populations et à une reprise durable, mais très élevé. En effet, pour une partie des pays africains, le coût d’une vaccination de 60 % de la population est équivalent à une hausse des dépenses de santé de 50 %. , un niveau trop élevé qui nécessitera des mesures pour réduire le coût des vaccins et de leur administration.

J.D.O

 

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