Le PDCVEP va aider à produire 10 000 tonnes de poissons en 2 ans

Le Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture a été officiellement lancé jeudi 22 avril 2021 dans un contexte où le Cameroun continue de dépenser près de 40 milliards FCFA pour des importations de produits halieutiques.  

Le Cameroun fait face à un déficit de produits halieutiques et le pays repose substantiellement sur des importations de poissons. Au premier trimestre 2020 par exemple, le Cameroun en a importé plus de 57 000 tonnes pour une enveloppe globale de près de 39 milliards FCFA. Afin de réduire ces dépenses, le gouvernement à travers son ministère de l’Elevage, des pêches et des industries animales (Minepia), a mis plusieurs structures en place, avec l’intention d’encourager des entrepreneurs locaux à se lancer massivement dans l’aquaculture.

Le Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (Pdcvep) envisage de produire 10 000 tonnes de poissons d’élevage en deux ans. Le programme a été officiellement lancé le jeudi 22 avril 2021 à Yaoundé. Le projet prévoit la mise en place d’un dispositif de suivi de la dynamique de la filière piscicole et pêche, qui permettra d’aider le gouvernement à asseoir une politique de régulation des importations de poissons en rapport avec le développement de la production locale.

Indicateurs

Selon les indicateurs du Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture, le taux de croissance du PIB sous-secteur de l’élevage devrait atteindre les 9,3% entre 2020 et 2025, qui représentent la durée du projet. Le poids vif des bovins sera de 450 kg, pour un gain journalier de poids estimé à 700g/jour contre 70g pour les porcins. L’accroissement du volume des prêts au secteur privé du fait de la garantie accordée aux banques commerciales au profit du secteur privé du sous-secteur vont équivaloir quatre fois la valeur de la garantie.

Pour mémoire, le Pdcvep émane de la volonté du gouvernement du Cameroun, de faire participer activement le sous-secteur élevage et pêche à la recherche d’une croissance économique devant générer des emplois et des revenus substantiels au monde rural. Son instruction fait suite à la requête du Cameroun en date du 13 juillet 2015 sollicitant la Banque africaine de développement (BAD) à apporter un soutien financier susceptible de contribuer à atteindre le taux de croissance de 9,3% assigné à ce sous-secteur dans le cadre du Plan national d’investissement agricole (Pnia).

Jean Daniel Obama