Le Minepia visite les bassins de production animale dans certaines régions du pays

L’objectif du ministre de l’Elevage, des pêches et des industries animales lors de sa tournée effectuée la semaine dernière, était non seulement d’encourager les producteurs, mais également de promouvoir le Made in Cameroon.

Selon les experts, les effets de la pandémie actuelle de Covid-19 touche l’économie camerounaise en affectant l’offre de production locale. En effet, le tissu productif local dépend des intrants importés et les biens de production comme les machines-outils. Avec les frictions actuelles que connait la chaine de distribution internationale et presqu’à l’arrêt de la production dans plusieurs pays, les entreprises locales dépendantes sont directement impactées ainsi l’offre locale manufacturière.

L’on assiste actuellement à une contraction de l’offre intérieure à la suite des effritements de la demande intérieure. Une situation qui a poussé Dr Taïga, ministre de l’Elevages, des pêches et des industries animales (Minepia) à effectuer une tournée la semaine dernière, dans plusieurs bassins de production animale à travers le pays. L’objectif de ces différentes visites de travail était de palper le pool de la production.

Lors de sa tournée dans les bassins de production avicole, piscicole et laitière de la région du Littoral le 22 juin 2021, Dr Taïga a indiqué qu’il est venu faire la promotion de l’import substitution du Made in Cameroon et de la chaine de valeurs auprès des nationaux, qui ont la responsabilité de produire plus et d’importer moins. Une visite qui s’est poursuivie le 28 juin 2021 dans la région du Centre.

Ici, après la visite de trois entreprises avicoles, le Minepia remarque qu’il y a une sous-exploitation de l’activité avicole, due au manque d’œufs à couver. Deux entreprises spécialisées dans la production des œufs de table et de poussins d’un jour, sont prometteuses avec plus de 30 000 œufs qui seront injectés quotidiennement sur le marché local. Selon des informations contenues dans le quotidien Cameroon Tribune paru le 30 juin 2021, celle qui est déjà opérationnelle livre déjà plus de 30 millions d’œufs par semaine avec 450 000 poussins.

Avec une part de marché de 42 % de la production nationale de viande, le secteur de la volaille est incontournable pour la consommation locale. Le coût des aliments pour bétail est jugé très élevé selon les producteurs, avec une part de 60 à 70 %, outre l’absence d’infrastructures de refroidissement et de laboratoires pour les tests et le contrôle de la qualité.

Pour mémoire, en 2016, l’Europe a exporté plus de 500 000 tonnes de volaille vers l’Afrique, soit 33 % de toutes les exportations de volaille européenne. Les découpes de volaille congelée, pratiquement non commercialisables en Europe, ont été vendues sur les marchés africains à des prix beaucoup plus bas que les prix des découpes de volaille produite localement.

Jean Daniel Obama

Check Also

Les experts du PDCVEP harmonisent leurs connaissances des documents à Foumban

La ville de Foumban dans la région de l’Ouest Cameroun, a abrité du 26 au …