La stratégie de la BAD et du PD-CVEP pour accroitre l’hygiène des produits piscicoles

Outre la réduction de la pauvreté au Cameroun et l’accroissement hygiénique des produits bovins, porcins et piscicoles, le projet vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays.

Le Cameroun a officiellement lancé le 17 mars 2021, son Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (PD-Cvep). C’était au terme de la première session ordinaire du comité de pilotage de ce projet qui vise à accélérer l’entreprenariat dans les chaînes de valeur pastorales et halieutique. Cette première réunion du Comité de pilotage (Copil), était présidée par Dr Taïga, ministre de l’Elevage, des pêches et des industries animales (Minepia).

Outre la réduction de la pauvreté au Cameroun, et l’accroissement hygiénique des produits bovins, porcins et piscicoles, le projet vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays. Il s’agit également d’améliorer les revenus des acteurs de ces différentes filières et promouvoir l’entreprenariat dans les dix régions à travers le pays.

Pendant cinq ans, le PD-Cvep va aussi se concentrer sur le développement des infrastructures nécessaires à la mise à niveau des filières, le renforcement des capacités des acteurs et la coordination du projet, en tant que composante. Le bovin, le porc et le poisson d’élevage sont concernés exclusivement par ce projet financé à hauteur de 65 milliards FCFA par la Banque africaine de développement. Les éleveurs, les pisciculteurs, les structures de types corporatifs ou mutualistes, les PME entre autres peuvent bénéficier des avantages de ce projet.

Le projet de développement des chaines de valeur d’élevage et de la pisciculture émane de la volonté du gouvernement du Cameroun de faire participer activement le sous-secteur élevage et pêche à la recherche d’une croissance économique devant générer des emplois et des revenus substantiels au monde rural.

Son instruction fait suite à la requête du gouvernement en date du 13 juillet 2015 sollicitant la BAD à apporter un soutien financier susceptible de contribuer à atteindre le taux de croissance de 9,3% assigné à ce sous-secteur dans le cadre du Plan national d’investissement agricole (Pnia). Ce plan a été validé en avril 2014 et nécessite pour sa mise en œuvre un complément de ressources d’environ 1 500 milliards FCFA.

Anne Solange Ngono

 

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