Jean Daniel Ayamapi « Les premiers bâtiments seront livrés d’ici fin novembre 2021 

Le directeur général de la société Agro industrielle Camerounaise revient sur l’opportunité de la création de d’une ferme avicole dans la localité d’Obala.

Quel est l’opportunité de l’implantation de cette ferme de production avicole  dans la localité d’Obala ?

Nous sommes en train de construire une ferme de production des OAC et à terme, cette ferme va contenir douze bâtiments pour une installation globale de 120 000 repro (reproducteurs Ndlr). L’objectif pour nous c’est d’avoir à terme d’une bande, 20 millions d’OAC. Ce projet était d’autant plus nécessaire que les difficultés que nous avons eues par le passé à obtenir les OAC pour renflouer nos couvoirs de Douala et Yaoundé. Notre production locale n’arrive toujours pas à couvrir la demande nationale, d’où ces investissements afin de renforcer cette capacité locale.

Pourquoi la localité d’Obala ?

C’est une opportunité qui vient du fait que sur Yaoundé nous avons déjà un couvoir. S’il faut produire des œufs très loin du couvoir pour les transporter, en terme logistique ça fait beaucoup de pertes. En rapprochant la ferme du couvoir, cela nous permet de faire des économies logistiques et de garantir une certaine qualité. Des fermes aux couvoirs, les œufs doivent être transportés dans certaines conditions et respecter une certaines température.

Quel est le poids de votre investissement dans ce projet?

 C’est plus du milliard de FCFA que nous prévoyons d’investir dans ce projet. Nous comptons implanter des chambres froides, des logements pour le personnel entre autres. Nous avons démarré par les trois premiers bâtiments qui devraient être livrés d’ici la fin du mois de novembre 2021. Les premières mises en place seront faites en même temps que nous serons en train de travailler sur le reste de ce site de 10 hectares. Nous avons également prévu trois hectares supplémentaires, au cas où nous arrivons à saturation.

Quels sont les effets néfastes de l’importation des OAC

Oui. Nous ne disposons pas d’assez d’OAC et il faut aller les chercher à l’étranger. Ce qui implique des fuites de devises et nous n’avons pas de contrôle sur les coûts et à la fin c’est le panier de la ménagère qui prend un coup. L’objectif pour nous est de satisfaire le besoin local en termes d’OAC produits localement. Il y aura forcément un impact sur le produit finit qui va se trouver dans les marchés. Les OAC produits localement vont nous permettre d’économiser au moins 4 millions d’Euros (plus de 2 milliards 6 00 millions FCFA) sur une bande. Il est nécessaire que ces économies restent au niveau local.

Qu’est-ce qu’il en est de la création d’emplois et de la main d’œuvre locale ?

Nous envisageons la création de 100 emplois directs mais tout autour, nous envisageons également d’autres emplois indirects. Il y aura des prestataires de services qui vont s’installer, nous comptons relever le niveau de vie des populations locales. Il est prévu la création d’au moins deux forages pour les riverains. D’une façon ou d’une autre, nous prévoyons beaucoup d’impacts positifs pour les populations locales.

Propos recueillis par J.D.O 

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