Initiatives : Des producteurs formés à l’Extrême-Nord formés au séchage solaire des aliments

L’activité va permettre aux populations de cette région d’équilibrer l’état nutritionnel des ménages, spécialement pendant les périodes de soudure pendant laquelle les carences vitaminiques sont plus élevées.

L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a récemment mené une formation à la transformation et au séchage solaire des fruits et légume, dans la région de l’Extrême Nord. La formation tenue à la fin juillet 2020, a bénéficié à six groupes de producteurs. C’est dans le cadre de la sécurisation alimentaire et nutritionnelle des populations de cette région.

La FAO note un risque considérable de baisse des revenus de petits producteurs face à l’augmentation des pertes post récolte, du fait des difficultés d’écoulement rapide des produits agricoles. L’organisme évoque aussi l’accès limité aux ressources alimentaires dont celles contribuant au renforcement du système immunitaire de l’organisme.

L’activité va permettre aux populations de cette région d’équilibrer l’état nutritionnel des ménages, spécialement pendant les périodes de soudure pendant laquelle les carences vitaminiques sont plus élevées.

La FAO explique que pour faire face aux effets du Covid-19, la transformation et le séchage solaire des fruits et légumes permettra aux bénéficiaires de faire des stocks alimentaires. C’est en prévision des temps de pénurie et permettra d’accroître la sécurité alimentaire et nutritionnelle en cette période de pandémie.

L’activité va aussi permettre à ces différentes communautés de diversifier leurs sources de revenus, en valorisant les récoltes des produits issus des activités maraichères vulgarisés par la FAO depuis quelques années. Ledit projet porté sur l’amélioration de la sécurité alimentaire des populations affectées (déplacés internes hôtes, réfugiés et rapatriés) intègre également les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Des pertes post récolte

Les statistiques disponibles indiquent que le Cameroun perd 25% de sa production après la récolte. Selon Programme continentale de réduction des pertes post-récolte produit par la FAO et la Banque africaine de développement (BAD) en juin 2010, le Cameroun perd 15% de sa cargaison de maïs. Les grains battus sont détériorés par des insectes et ou le battage et deviennent irrécupérables en trois mois de stockage.

Pour ce qui est du riz, les pertes occasionnées par le séchage et stockage représentent 2/3 des cargaisons auxquelles il faut ajouter les 4/5 de pertes issues lors de l’usinage. Les pertes après récoltes des fruits varient entre 10 et 80%.

La FAO précise que les pertes post-récolte de céréales coûtent plus de 1700 milliards FCFA en Afrique. Les pertes en grain qui surviennent avant les procédés de traitement et de transformation varieraient entre 10 % et 20 %, estime le Système d’information africain sur les pertes post-récolte.

A.Z

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