Evaluation : Le Covid-19 impacte les PME soutenues par le Pea-Jeunes

Une délégation des membres du Comité de pilotage du Programme de promotion de l’entrepreneuriat agropastoral des jeunes est descendue sur le terrain mercredi 1erseptembre 2021 à Yaoundé, afin de s’enquérir de la situation sur le terrain.

La journée du mercredi 1er septembre 2021 n’était pas de tout repos pour les membres du Comité de pilotage (Copil) du Programme de promotion de l’entrepreneuriat agropastoral des jeunes (Pea-Jeunes). Tout commence par une réunion de coordination au siège du Pea-Jeunes, sis au quartier Bastos à Yaoundé. Pendant près de deux heures d’horloge, Alfred Bela Tomo, coordonnateur national du Pea-Jeunes et les autres membres du Copil vont s’entretenir avant la descente sur le terrain, qui va les conduire tour à tour vers certains bénéficiaires déjà installés.

La première étape se fait au quartier Nkol-Messeng dans l’arrondissement de Yaoundé 5, lieudit « Petit Paris », où est installée Gladice Mekam Zangue, responsable de la PME Fru Zam, spécialisée dans la transformation des fruits en jus naturels. Ici, le port de bracelet, montre, boucles d’oreilles, colliers et autres accessoires est strictement interdit, comme renseigne une plaque à l’entrée de l’unité de fabrication.

L’odeur de la fermentation et les centaines de bouteilles de jus de fruits disposées çà et là dans une pièce, renseignent sur l’intense activité qui s’y déroule. Dans la salle de production (une pièce d’environ 7m2), la chaleur produite par l’activité de désinfection de bouteilles est presque suffocante. Malgré la pandémie de Covid-19, la petite entreprise tient le bon bout. A en croire Sonia Dongmo, l’une des responsables de l’entreprise, la structure produit entre 1 500 et 2 000 bouteilles par semaine.

Autre lieu, autre friandise. La délégation se déporte cette fois, au quartier Ahala, afin de visiter DST Foods & Services, entreprise fondée par Sophie Carine Tchamago. La structure est spécialisée dans la transformation de la banane-plantain en chips. Ici également, la pandémie de Covid-19 est passée par là. Nous trouvons une chef d’entreprise assez sereine. La jeune dame évoque la baisse de sa production, les difficultés avec les banques et l’acquisition de la matière première.

« Lors des deux dernières cessions du Comité de pilotage de Pea-Jeunes, ses membres se sont plaints de ce que les cessions ordinaires du Copil étaient les seules occasions pour lesquelles ils avaient l’occasion d’interagir avec le projet. Nous avons analysé cette doléance et nous avons adopté le fait que, étant donné que ce sont ces membres du Copil qui valident le déroulement antérieur du projet en termes d’exécution technique et financière mais également qui arrêtent les grandes lignas et le budget de l’année suivante, il est très important de donner à ces membres du Copil, des éléments d’aide à la décision parce qu’une entité qui est appelée à valider les résultats doit être au courant de ces résultats. Les étapes du Pea-Jeunes sont quatre : D’abord l’étape de facilitation, celle de l’incubation, ensuite celle du financement et enfin celle du Business coaching » a expliqué Alfred Bala Tomo.

Pour mémoire, Pea-Jeunes est mis en œuvre depuis la signature de l’accord de financement le 15 février 2015. Au 30 avril 2021, le Pea-Jeunes a octroyés 2 344 kits (crédits démarrage) aux jeunes, 506 crédits productifs accordés par les IFR et au moins 1 400 entreprises ont été installées, après un processus qui a sensibilisé 28 035 personnes et qui a permis d’incuber 3 517 jeunes à travers les structures de facilitation (ONG) et d’incubation appuyées. Ces différents appuis ont créé 9 376 emplois et touché 35 170 ménages directement. De manière générale, 93 760 personnes ont déjà bénéficié des services du Programme au 30 avril 2021.

Jean Daniel Obama 

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