Environnement Une étude pour prévoir les changements climatiques au Cameroun

Le projet qui fera un focus sur le bassin de la Sanaga se situe dans le cadre du Plan de développement du secteur de l’électricité à l’horizon 2035.

Le Cameroun à travers son ministère de l’Eau et de l’énergie (Minée), soutenue par la Banque mondiale, recherche un prestataire en charge de la réalisation d’une étude hydrologique et des changements climatiques à l’échelle nationale.

Il s’agira pour le prestataire de mettre en exergue l’impact à long terme du changement climatique, sur les aménagements hydrologiques au Cameroun en général et de manière spécifique sur le fleuve Sanaga. Outre la question de la résilience des aménagements hydroélectriques au changement climatique, l’étude a également pour objectif de contribuer à l’optimisation du potentiel de la Sanaga.

Le communiqué du Minee précise que cette prestation devrait prendre en compte les résultats des études menées antérieurement dans le cadre du Projet aspect évaluation des ressources en eau du Cameroun (Pagire) et du Plan national d’adaptation au changement climatique (Pana). Selon le Plan de développement du secteur de l’électricité à l’horizon 2035 (Pdse), la demande de pointe en énergie électrique dans le Réseau Interconnecté Sud (RIS) sera de 4 472 MW, contre moins de 1 000 MW en 2015.

Ladite demande est principalement liée au développement des projets miniers ainsi qu’à l’accroissement de la population. Afin de satisfaire ladite demande, le Pdse 2035 a retenu un certain nombre d’ouvrages hydroélectriques, parmi lesquels Nachtigal amont (420MW), Mekin (15 MW) Memve’ele (210 MW), Menchum (72MW), Bini à Warak (75MW).

Un déficit à combler

Le Cameroun a mis en place plusieurs stratégies afin de résorber le déficit en énergie électrique et au changement climatique. L’Etat camerounais envisage de résoudre le problème lié à l’étiage par des éclusées d’eau à partir des barrages réservoirs de Mbakaou, Bamendjin et Mapé. Le pays va aussi utiliser le barrage de retenue d’eau de Lom Pangar, qui dispose de 6 milliards de mètres cubes d’eau.

Malgré la capacité régulatrice des quatre barrages (Mbakaou, Bamendjin, Mapé et Lom Pangar) en amont, la cascade entière reste vulnérable aux cycles de baisse pluriannuelle, notamment celles de 1989-1990 et 2000-2001. « Il a été prouvé qu’une chute brutale des précipitations annuelles moyennes dans le bassin de la Sanaga s’est produite après les années 1970 (soit une réduction de 15%. Cette réduction a été observée dans d’autres régions de l’Afrique de l’Ouest, notamment au Sahel » rappelle le communiqué publié dans le quotidien Cameroon Tribune du lundi 10 août 2020.

Jean Daniel Obama

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