Environnement : Le gouvernement va évaluer  la qualité de l’air à Douala et Yaoundé

L’objectif final est d’élaborer un plan d’action pragmatique pour la réduction des émissions atmosphériques et la gestion de la qualité de l’air dans chaque ville.

Le ministre de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded), Hele Pierre vient de lancer un appel d’offres national pour le recrutement d’un consultant. C’est pour  la réalisation de l’étude diagnostique de la qualité de l’air dans les villes de Yaoundé et Douala. Ledit projet financé par le Compte d’affectation spéciale (CAS) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’environnement et de la protection de la nature.

« Le nombre de personnes vivant dans les villes devant atteindre 5 milliards d’individus d’ici à 2030, il est important que des pratiques efficaces de planification et de gestion urbaines soient mises en place pour faire face aux défis posés par l’urbanisation » indique le communiqué du Minepded. A en croire Hele Pierre, les villes de Douala et Yaoundé rassemblent à elles seules, plus du quart de la population nationale et les moyens de transport existants dans les deux villes se caractérisent par un parc automobile vieux d’environ 15 ans d’âge, constitué de véhicules de seconde main.

Comme autre cause de pollution dans les grandes agglomérations au Cameroun, le Minepded évoque l’insuffisance de moyens de transport en commun dans ces villes, outre le chômage des jeunes qui ont favorisé l’émergence du mode de transport motorisé à deux roues, avec un parc en constante augmentation et estimé à environ 100 000 engins. Ce qui selon le membre du gouvernement présente à ce jour, non seulement le moyen de transport le plus utilisé par les populations, mais également le gagne-pain d’une partie de cette dernière sans emploi stable et fiable.

De façon spécifique, le travail du consultant va consister à établir d’abord un état des lieux de la qualité de l’air dans les deux villes. Ensuite, évaluer l’impact de la qualité de l’air sur l’environnement et la santé humaine et enfin, élaborer un plan d’action pragmatique pour la réduction des émissions atmosphériques et la gestion de la qualité de l’air dans chaque ville.

Jean Daniel Obama

 

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