Entrepreneuriat : Des jeunes mieux outillés dans la création d’emplois

L’évènement organisé par Youth Employment Services (Yes Cameroon) à Yaoundé jeudi 25  novembre courant, avait pour but d’impacter près de 300 participants, en créant et en renforçant la prochaine génération de leaders entrepreneuriaux au Cameroun.

C’est sous le thème « Renforcer la prochaine génération de dirigeants d’entreprise changer l’état d’esprit » que s’est tenue hier, la première édition de la Croisade entrepreneuriale du Cameroun (Came 2021).

« Le pays a connu plusieurs croisades dans le domaine de la religion et qui malheureusement ne sont pas économiques. Nous organisons la croisade entrepreneuriale qui a pour objectif d’inspirer la jeunesse, pour la motiver afin de changer sa façon d’appréhender plusieurs détails non seulement dans la recherche mais également dans la création d’emplois. Le concept vise à bâtir des créateurs et non des chercheurs d’emplois. A la fin de cette journée, nous avons prévu un suivi de ces apprenants afin d’identifier leurs difficultés» a expliqué Gilbert Ewemeh, promoteur de l’évènement.

Pour Falone Yepmo, présidente directrice général de The Summitcom, par ailleurs formatrice lors des travaux, au départ, l’entrepreneuriat n’exige pas forcement des moyens financiers ou alors une très grande expertise. Pour la formatrice, « il est primordial pour celui qui se lance dans l’entrepreneuriat de savoir ce qu’il veut exactement et être conscient que dans l’écosystème économique du Cameroun, il ne faut pas tout attendre de l’Etat. Il faut d’abord se prendre en charge personnellement et pouvoir donner le meilleur de soi-même ».

Les apprenants ont tour à tour été formés sur les mécanismes d’investissement et financements innovants pour les startups et PME ; l’économie numérique ; la création d’emplois ; comment démarrer et gérer une entreprise au Cameroun vers l’industrialisation entre autres. Des échanges entre apprenants et formateurs, l’on a appris que la plupart des startups au Cameroun échouent parce que les politiques et systèmes en place ne sont pas encourageants. Outre cette raison, les formateurs ont indiqué que le système fiscal limite la croissance des entreprises.

Selon eux, la procédure bureaucratique de création ou d’enregistrement d’une entreprise s’est améliorée, mais ce n’est toujours pas la meilleure. « Il est nécessaire d’amener les responsables du gouvernement et les décideurs politiques à écouter les défis auxquels les jeunes entrepreneurs sont confrontés et à voir comment ils peuvent être résolus » a souhaité Gilbert Ewemeh.

Jean Daniel Obama

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