Cameroun : Une nouvelle plateforme pour structurer la filière pomme de terre

Avec l’appui du centre de formation allemand Andreas Hermes Akademie (AHA), les 30 participants aux travaux de Bafoussam ont défini la vision, les objectifs, et la structure de pilotage de la plateforme multi acteurs.

Du 24 au 26 août 2021, la ville de Bafoussam a abrité les travaux de mise sur pied d’une plateforme fonctionnelle, devant permettre la transformation du sous-secteur de la filière pomme de terre. Avec l’appui du centre de formation allemand Andreas Hermes Akademie (AHA), les 30 participants ont défini la vision, les objectifs, et la structure de pilotage de la plateforme multi acteurs.

Il est question entre autres, de mettre sur pied, une structure qui s’occupera non seulement de l’encadrement mais également la recherche de solutions et la gestion de l’information dans le but de transformer la chaîne de valeur pomme de terre au Cameroun. La production de pommes de terre au Cameroun se trouve principalement dans les régions de l’ouest et du nord-ouest, selon les données du projet GIZ-Centres d’innovation verte pour le secteur agricole et alimentaire (GIZ-Procisa). Les deux régions représentent 80 % de la production, devant l’Adamaoua.

Selon ces données, la production nationale de pommes de terre a varié entre 220 000 et 400 000 tonnes au cours de la dernière décennie, selon les conditions climatiques, bien en deçà de la moyenne annuelle de 1 million de tonnes demandé par le marché local. Selon freshplaza.fr les experts ont déclaré que les principaux obstacles à une production plus élevée comprennent l’accès difficile aux semences et la non-utilisation des semences améliorées. On dit que les semences traditionnelles ne produisent que 7-13 tonnes par hectare alors que les semences améliorées peuvent atteindre 20 à 40 tonnes par hectare.

Grâce au Projet centres d’innovations vertes pour le secteur agro-alimentaire, le Cameroun prévoit la mise en place de fermes pour la multiplication de semences améliorées. L’objectif de ces fermes est de satisfaire un besoin annuel de semences de pomme de terre, estimé à 2,4 millions de tonnes par le ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader).

Anne Solange Ngono

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