Accès aux ressources génétiques : Le Cameroun et la Suisse concrétisent le protocole de Nagoya

La cérémonie tenue dans la capitale camerounaise est l’aboutissement d’un processus engagé par le gouvernement depuis 2016.

Le Cameroun et la Suisse à travers la société Firmenich ont signé mercredi 21 juillet 2021 à Yaoundé, deux Conditions convenues d’un commun accord (Ccca). Il s’agit en effet de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya, au Cameroun. La cérémonie tenue dans la capitale camerounaise est la concrétisation d’un processus engagé par le gouvernement depuis 2016.

Il faut préciser que le Protocole de Nagoya est un accord qui complète la Convention sur la diversité biologique, dont l’un des principaux objectifs concerne le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques. L’objectif étant de bénéficier de l’accès aux ressources génétiques et partager  de manière juste et équitable, les bénéfices issus de leur utilisation, désignés sous le sigle APA, conformément au troisième objectif de la Convention des Nations unies sur la biodiversité.

 « La finalité de ce programme est de permettre et encadrer la redistribution des richesses diverses générées par l’exploitation des substances de certaines ressources naturelles, aux entités d’origine de celles-ci, qui vont de l’Etat propriétaire et régulateur du patrimoine naturel génétique, aux communautés locales de provenance » a expliqué Aurélien Patrice Taylor Dingom, point focal APA Cameroun. Les Ccca signées entre les deux parties vont conjointement bénéficier à la société suisse Firmenich SA et la communauté de Pimbo dans la Sanaga-Maritime, région du Littoral.

Aurélien Patrice Taylor Dingom, a précisé que cette signature intervient en effet juste quelques semaines après la promulgation de la loi APA au Cameroun, qui fixe désormais de manière précise, à la fois les modalités d’exploitation de nos riches et formidables ressources génétiques, et le rôle des différents acteurs intervenant dans ce processus. « On se rend compte qu’en exploitant une seule ressource, on peut obtenir 15 millions FCFA et avec 22 espèces, on se retrouve avec 3 milliards FCFA par an et avec 1002 espèces, on est 150 milliards FCFA par an », a expliqué Hele Pierre, ministre de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded.

Jean Daniel Obama

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