6 000 litres de lait produits dans l’Adamaoua en 6 mois

En six mois, les 165 génisses montbéliardes importées de France il y a quelques mois, ont produit plus de 6 000 litres de lait en 6 mois.

Malgré une progression constante entre 2011 et 2016, la production laitière au Cameroun affiche un déficit annuel de 120 000 tonnes, alors que la demande nationale des ménages et des industries de transformation du lait est estimée à environ 297 000 tonnes par an dans le pays. Selon les chiffres du ministère de l’Elevage, des pêches et des industries animales (Minepia), le Cameroun consacre chaque année une enveloppe d’environ 20 milliards FCFA pour les importations des produits laitiers, ce qui déséquilibre sa balance commerciale.

Afin de réduire ce déficit, le gouvernement camerounais à travers le Projet de développement de l’élevage (Prodel), a fait importer 165 vaches laitières de race montbéliarde de la France. C’était au mois d’octobre 2020. Après acclimatation, les nouvelles génisses françaises ont produit 6 603 litres en six mois dans la région de l’Adamaoua.

Selon les spécialistes, ces bêtes produisent en moyenne 40 litres de lait par jour. Cette acquisition émane du programme du gouvernement financé à hauteur de 54 milliards FCFA par la Banque mondiale. Il faut préciser que la consommation de lait et ses dérivés par personne au Cameroun se situent en moyenne autour de 14 kg.

Selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), c’est approvisionnement des villes qui constitue aujourd’hui un problème aigu, car le coût des importations est difficilement supportable pour des économies fragilisées et la production locale n’a pas réussi à se développer de façon satisfaisante. Ce sont les termes de cette alternative importations/production locale – que nous allons examiner à présent.

Jean Daniel Obama