243 sites pour le développement des énergies renouvelables au Cameroun

Ces potentialités attirent déjà les investisseurs comme le témoigne l’audience accordée par le ministre camerounais de l’Eau et de l’énergie à une délégation d’hommes d’affaires français.

Une délégation d’hommes d’affaires français conduite par les présidents du Syndicat des énergies renouvelables (SER) et de l’Association camerounaise pour les énergies renouvelables (Acer) a été reçue mardi 06 juillet 2021 par Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’énergie (Minee).

Des échanges entre le membre du gouvernement et les investisseurs, l’on a appris que le projet d’éclairage public pour les capitales Douala et Yaoundé, sera prioritaire. La rencontre a porté sur l’accès aux énergies renouvelables, notamment des solutions et l’expertise que ces entreprises peuvent apporter afin de combler le déficit en énergie au Cameroun. Le pays ambitionne de porter sa puissance électrique installée à l’horizon 2035 à 6 000 MW dont 420 MW de biomasse, 360 MW pour le solaire et 60 MW d’énergie éolienne.

Le Cameroun dispose actuellement de 243 sites recensés dans les 10 régions pour le développement de l’hydroélectricité, outre les 25 millions d’hectares de la biomasse qui est utilisée pour la cuisson dans les zones rurales du pays. Des potentialités qui attirent des investisseurs étrangers.

Dans cette coopération qui va privilégier le partenariat public-privé, outre la structuration de ce secteur d’activités, la France va contribuer dans la fourniture du matériel, l’installation, leur maintenance, les conseils,  les études et même l’assurance entre autres. Malgré son potentiel significatif en sources d’énergies renouvelables, avec notamment un important gisement solaire et de grandes ressources de biomasse, l’accès à l’énergie demeure cependant précaire, notamment dans les zones rurales.

Selon  l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), cette précarité est plus sévère dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord où le taux d’électrification est très faible, moins de 22%, et dans lesquelles plus de 95% des ménages utilisent le feu de de bois comme énergie de cuisson.

Anne Solange Ngono

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